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Charles JANODET
20 octobre 2021
UN VAILLANT CENTENAIRE A LA  1349ème SECTION DE LOUHANS

UN VAILLANT CENTENAIRE A LA  1349ème SECTION DE LOUHANS

En la personne de Claudius LAROSE, la 1349ème section des Médaillés Militaires compte désormais dans ses rangs un centenaire apprécié de tous pour sa vivacité d’esprit et sa permanente bonne humeur. Cet heureux événement a été fêté comme il se doit, le jeudi 30 septembre 2021 au Palace de LOUHANS en présence de Monsieur Frédéric BOUCHET Maire de LOUHANS-CHATEAURENAUD et du Colonel (E.R.) Roger CHARTON Président honoraire du Comité de la Légion d’Honneur de LOUHANS.

Cette journée préparée conjointement par la municipalité de LOUHANS, Charles JANODET Président de la 1349ème section et Laurent BOULAY Président des Anciens combattants également 1er vice-président de la 1349ème section, a réuni une délégation de Médaillés Militaires et d’Anciens Combattants de LOUHANS. Présence des journalistes locaux, remise de cadeaux et repas de convivialité ont suivi la réception officielle.

Etaient présents 4 porte-drapeaux Médaillés Militaires de la section, Bernard SILLARD pour la Légion d’Honneur, Robert LONJARRET pour la 1349ème section, Daniel THINCELIN-PATOZ pour le drapeau d’Extrême-Orient et Daniel JACQUET 2ème vice -président de la section, porteur pour la circonstance du drapeau des Anciens combattants.

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Après les propos de bienvenue prononcés par Monsieur le Maire, le Président Charles JANODET a chaleureusement remercié l’assistance présente et vivement félicité l’homme du jour, le centenaire Claudius LAROSE qui a répliqué avec sa faconde habituelle « eh oui, j’ai toujours bon pied, bon œil ».

Ce préambule souriant a permis à Charles JANODET d’aborder oralement les nombreux chapitres qui ont martelé la longue existence de Claudius LAROSE. Ce dernier prolixe et doté d’une mémoire exceptionnelle, aime exposer à son entourage d’amis tout ce qu’il a vécu et connu depuis son enfance avec notamment les périodes noires d’avant-guerre et les transformations industrielles qui se sont succédées.

Né le 30 septembre 1921 à CHATEAURENAUD (71), aîné des garçons d’une fratrie de 11 enfants, Claudius fréquente l’école du village où il obtient brillamment son Certificat d’études primaires en 1935. Dès lors il participe aux durs travaux de la ferme avec le cheval de trait comme bête de somme et partage la rude vie familiale sans confort ni loisirs.

Il avait 14 ans, il se souvient et relate les années 1935 avec l’arrivée du nazisme, de 1936 avec les grèves générales en France et l’émergence du Front populaire, de la guerre civile qui ravage l’Espagne, des Jeux olympiques d’Août 1936 à BERLIN où retentissaient les clameurs insolentes du IIIème Reich, autant de turbulences et de chaos qui resteront dans les annales de l’histoire contemporaine.

A la veille de ses 18 ans, il voit encore l’Ordre de mobilisation générale placardée dans sa Mairie natale, suivi de la déclaration de guerre entre la France et l’Allemagne le 03 septembre 1939. Face au déferlement des puissantes divisions blindées allemandes, Claudius apprend avec résignation, la fin provisoire des hostilités en juin 1940, suivies de la désastreuse débâcle pour une partie de nos populations civiles. Après avoir été quelque mois auxiliaire à la poste de LOUHANS en remplacement du titulaire mobilisé, il décide à 19 ans, de se mettre au service de son pays envahi et humilié.

Dès lors, sa décision de s’orienter vers l’armée ne lui fera pas participer à la seconde guerre mondiale, mais elle le conduira vers des destinations où sont implantées des unités militaires françaises à l’extérieur de l’hexagone.

Le 15 novembre 1940, il signe un engagement volontaire à DIJON dans les T.O.E. et d’emblée prend le bateau à MARSEILLE, fait escale à ALGER et débarque à RABAT au Maroc. Il intègre le 1er R.I.C.M. (Régiment d’Infanterie Coloniale du Maroc) au sein duquel il va suivre les stages nécessaires pour obtenir la spécialité de radiotélégraphiste au cours des 2 années de présence sur ce Protectorat Français à l’époque.

Détenteur du Diplôme opérateur N° 151/trans, nommé Caporal le 01 avril 1942, il est muté en Mauritanie à Oualata au sein d’un Bataillon d’Infanterie de Marine comme transmetteur. Avec ces troupes nomades il va sillonner à dos de dromadaire les immenses zones désertiques de ce Sahara occidental. Il connaîtra la vie précaire entre les dunes de sable ainsi que les conditions climatiques inhérentes à cette région. Au cours de son séjour sur ce territoire d’outre-mer, il va recevoir les galons de Caporal-chef le 01 octobre 1943 et sera nommé Sergent le 01 janvier 1945 avant d’apprendre la victoire alliée le 08 mai 1945. Le 01 janvier 1947, il reçoit son galon de Sergent-chef et revient en métropole en fin d’année 1947 pour bénéficier d’une longue permission après 5 ans de séjour en ex A.O.F.

En 1948, il est désigné pour servir en Indochine et rejoint le Camp Sainte-Marthe à MARSEILLE. Après 28 jours de traversées maritimes à bord du légendaire paquebot devenu transport de troupes « le Pasteur », il débarque à Saïgon le 05 septembre 1948 et il est affecté à l’Etat-Major au service des Transmissions. Un épisode exceptionnel de sa carrière va surgir fin 1948.

Après avoir fait acte de volontariat, il va embarquer à bord d’un avion militaire avec 1 tonne de matériel et d’équipements radios, sans savoir au départ la destination du vol. Au cours de celui-ci, il apprend qu’il sera déposé à Shanghai alors concession française, puis brutalement contre ordre. En raison de l’arrivée des communistes chinois dans la ville, l’avion français n’est plus autorisé à se poser.

Obligé d’opérer un demi-tour, l’équipage de l’avion se trouve soudain placé face à un dilemme en raison du manque de carburant. Soit il se pose au plus vite sur un aérodrome ou soit il se crashe dans l’épaisse jungle qui recouvre cette immensité asiatique.

L’option est prise d’atterrir à Bangkok en Thaïlande. Claudius et l’équipage sont fait prisonniers aussitôt. Après quelques jours de détention, ils sont récupérés par les autorités diplomatiques françaises. Survient un second épisode, depuis de nombreux mois, l’Ambassadeur de France recherche un personnel qualifié opérateur-radio. Sur le champ, le sergent-chef Claudius LAROSE est nommé officiellement chef de ce poste vital de l’Ambassade de France à Bangkok et devient détaché des forces armées en Indochine.

Un troisième épisode va survenir pour Claudius. À la suite d’un coup d’état militaire les 29 et 30 juin 1951, avec le pilonnage de l’aviation thaïlandaise sur Bangkok, les personnels diplomatiques sont évacués d’urgence. En partant, Monsieur l’Ambassadeur déclare à Claudius « je vous confis la maison »…..Ainsi durant plusieurs jours, Claudius LAROSE va rester seul dans l’enceinte de l’Ambassade de France, pour assurer les liaisons radios entre Bangkok – Saïgon et Paris. Il sera nommé Adjudant le 01 janvier 1950, puis Adjudant-chef le 01 juillet 1953. Après 7 ans de présence, il quitte la Thaïlande le 25 juillet 1955 pour bénéficier d’un long congé de fin de séjour.

En janvier 1956 il effectue durant 3 mois, un stage radio de remise à niveau à Agen. Dans la foulée, il est muté à Oujda au Maroc où il sera désigné comme Chef du Service des Transmissions de la Division Militaire pendant 1 an et commandera entre autre 27 personnels féminins de l’armée de terre ( P.F.A.T.).

De 1957 à 1958, il est désigné pour partir au Laos sur l’importante base militaire de Séno. Sur ce site devenu hautement stratégique depuis la chute de Diên Biên Phu le 07 mai 1954, où se côtoient environ 3000 hommes des Forces Armées Françaises, Claudius LAROSE sera intégré comme spécialiste au sein du dispositif d’écoutes radioélectriques, communément appelé « les grandes oreilles ».

Il continuera sa mission à l’identique au Cambodge à Phnom Penh de 1958 à 1959 où il décide de mettre un terme à sa carrière militaire. Après 19 années de services militaires actifs majorés de campagnes doubles, il fait valoir ses droits à une retraite proportionnelle en novembre 1959.

Claudius LAROSE a obtenu la prestigieuse Médaille Militaire selon le décret du 30 juillet 1956, soit depuis 65 ans - La Croix du combattant volontaire - La Médaille commémorative Extrême-Orient avec Agrafe « Extrême-Orient » - La Médaille commémorative des Opérations de sécurité et de Maintien de l’ordre avec agrafe « Maroc ».

Revenu à la vie civile à 38 ans, il débute une nouvelle carrière comme Agent d’assurances durant 22 ans à LONS le SAUNIER (39) jusqu’en 1981.

A l’âge de 60 ans, il s’implique avec pugnacité et efficacité dans le bénévolat. Jusqu’en 1995, il sera responsable du service comptabilité au LEAP de LOUHANS où son épouse Jacqueline fut enseignante et Directrice de l’établissement.

Parallèlement à cette activité, Claudius LAROSE a occupé la fonction de secrétaire puis de trésorier à la Section des Anciens combattants de LOUHANS ainsi qu’aux Anciens combattants d’Extrême Orient. A ce titre, il a reçu la Médaille d’Or de l’Union Fédérale « André Maginot » de Côte d’Or.

C’est tout naturellement qu’il a accepté les fonctions de trésorier à la 1349ème section durant de très longues années et la Médaille d’Or de la S.N.E.MM. lui a été remise le 06 février 2016 par le président Charles JANODET.

De plus, membre et secrétaire-trésorier durant 25 ans de la Société de chasse de Châteaurenaud, Claudius a été un redoutable chasseur à la bécasse jusqu’à 95 ans….

En outre, ses remarquables conditions physiques lui ont valu de pratiquer la gymnastique en salle jusqu’à 97 ans….

C’est donc une longue vive active consacrée à la Nation comme Militaire, puis envers la collectivité, qui mérite d’être relatée pour Claudius LAROSE.

Vétéran d’âge et d’adhérent de la 1349ème section, toujours présent avec son épouse à toutes les Assemblées générales et cérémonies patriotiques, les Anciens combattants de LOUHANS et les membres de la 1349ème section des Médaillés Militaires de LOUHANS sont très fiers et honorés de compter dans leurs rangs le centenaire Claudius LAROSE, homme d’exemple pour les jeunes générations.

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Signé : Charles JANODET

Président de la 1349ème section des

Médaillés Militaires de LOUHANS

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