Un nouveau Légionnaire à la 886° Section de Saint-Maixent
Sur invitation du récipiendaire Jacques PAILLAT (décret du 11 novembre 2023), membre de la 886° section depuis la fusion de la section de CERIZAY-MONCOUTANT en avril 2016, le président PEREZ, le vice-président délégué MARSAIS, le porte-drapeau DUCHIER et le représentant de la section pour le secteur THIBAUDEAU ont répondu présents pour entourer leur camarade dans ces instants solennels de remise des insignes de Chevalier de la Légion d’Honneur et représenté notre Société Nationale le samedi 03 février 2024 à la salle des fêtes Du Pin (79).
A 14h45, après avoir retracé tant sa carrière militaire que civile, Madame Irène JOLY Présidente de la section des membres de la Légion d’Honneur des Deux Sèvres a prononcé la formule rituelle « Monsieur Jacques PAILLAT, au nom du Président de la République et en vertu des pouvoirs qui nous sont conférés, nous vous faisons Chevalier de la Légion d'Honneur ».
Jacques PAILLAT est né le 03 février 1937 à Pouzauges (Vendée) dans une famille d'agriculteurs, profession qu’il a exercé jusqu'en 1962.
Le 1er mars 1957 : il est incorporé à Vannes dans le Morbihan au 5ème Régiment de Cuirassiers, appelé pour faire son service militaire.
Le 13 juillet 1957 : les « classes » terminées, il embarque à Marseille sur le bateau « ville d'Alger » et débarque à Alger le lendemain. Le 15 juillet rejoint MEDEA, situé géographiquement à quelques kilomètres du monastère des Moines de TIBHIRINE. Notre cavalier est affecté au 6ème Régiment d'Infanterie, 3ème bataillon, au commando « Damiette ».
Le 08 février 1958, PAILLAT est distingué lors d'un accrochage meurtrier avec des « hors la loi » dans le sud-ouest de la Wilaya de MEDEA. Cela lui vaudra d'être cité à l'ordre du Régiment, par le Général de POUILLY, commandant la zone du sud algérois et 20ème Division d'Infanterie.
Voici le texte de cette citation : « Jeune soldat, brave et énergique, toujours volontaire pour les missions périlleuses du commando, contribuant à la mise hors de combat de onze hors-la-loi. Le 08 février 1958 dans les HANNACHAS (région de Titteri) en dépit d'un feu meurtrier, s'est porté à l'abordage d'un élément rebelle, contribuant à la mise hors de combat de 11 hors-la-loi et à la récupération de cinq armes ». Cette citation concède l'attribution de la Croix de la Valeur Militaire avec Etoile de bronze.
Le 01 avril 1958 est nommé Caporal, puis Caporal-Chef le 01août 1958.
Le 01 novembre 1958 est nommé Sergent.
Le 27 décembre 1958, le jeune sous-officier est pris dans un grave accrochage, dans le djebel BODAH où il se distingue une fois de plus. Cela lui vaudra une citation à l'ordre de la division, par le Général de Division MASSU, commandant le Corps d'Armée d'Alger.
Voici le texte de cette citation : « Excellent chef de groupe, très brave au combat, qui s'est distingué au cours de l'accrochage du 27 décembre 1958 au BODAH. Votre chef de section étant gravement blessé, vous n'avez pas hésité à prendre le commandement de la section. Après avoir assuré l'évacuation des blessés, vous avez poursuivi votre mission, avec sang-froid et détermination jusqu'à la destruction complète du groupe rebelle encerclé, récupérant ainsi un armement important ».
A la suite de cette citation, la Croix de la Valeur Militaire avec Etoile d'Argent lui est attribuée. A ALGER, le 27 mars 1959 signé Général MASSU.
Le Titre de Reconnaissance de la Nation pour participation aux opérations de sécurité et de maintien de l'ordre en Afrique du Nord lui est attribué le 06 juin 1977.
La Médaille Militaire lui est concédée par décret du 03 novembre 1997.
Jacques PAILLAT, Sergent du contingent évoque quelques-uns de ses souvenirs dans un ouvrage local sur la guerre d'Algérie : « Notre commando était stationné dans un moulin, nous étions bien logés et bien nourris. Nous sortions en ville armés et à plusieurs. Les relations avec les autochtones n'étaient pas mauvaises, nous avions de bons rapports avec les commerçants pied-noir, mais certains colons abusaient de leur autorité. On nous tirait souvent dessus, parfois deux nuits de suite et lorsqu'un camarade mourait, nous ressentions un désir de vengeance. Je n'ai jamais eu peur, j'étais volontaire, ce qui explique mon avancement. En alerte, on couchait tout habillé pour pouvoir sauter plus vite dans les hélicos qui nous déposaient près de l'ennemi et partaient aussitôt. J'avais des copains que j'aimais comme des frères. Là-bas, j’ai appris à gérer des hommes et si je n’avais pas fréquenté, j'aurais rempilé. Au retour ici, pendant un certain temps, je faisais des cauchemars... »
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