Inauguration de l'Ecole des drones de l'armée de Terre
Le ministre des Armées s’est rendu à l’Ecole des drones, ce jeudi 26 octobre, aux côtés de la Première ministre, Elisabeth Borne. Situé près de Chaumont (Haute-Marne), cet établissement forme notamment les instructeurs drones de l’armée de Terre. Visite de ce lieu hautement stratégique.
Il faut parcourir une dizaine de kilomètres depuis la préfecture de la Haute-Marne pour se rendre à l’Ecole des drones (EDD). Direction le quartier général d’Aboville, où se situe également le 61e régiment d’artillerie (61e RA), expert dans la captation et l’exploitation du renseignement d’origine image. En juillet dernier, l’EDD, alors intégrée au régiment, a pris son envol pour devenir complètement autonome. La raison ? Avec l’augmentation des usages des drones ces dernières années dans les unités, une très grande majorité de ses stagiaires étaient de fait extérieurs au 61e RA. Fort de ce constat, décision a été prise de dissocier les deux entités et de transformer cette école en un lieu de formation destiné à l’armée de Terre dans sa globalité. « L’Ecole des drones, c’est un peu l’émancipation d’un enfant devenu majeur », résume le colonel Pierre-Yves le Viavant, chef de corps du 61e RA.
Un modèle décentralisé
Dans les faits, l’EDD ne se limite pas qu’à l’armée de Terre mais forme aussi du personnel de l’ONU ou encore du ministère de l’Intérieur. Pour remplir ses missions, elle peut compter sur des instructeurs aux parcours divers. Une nécessité pour bénéficier de l’expérience de chacun et renforcer cet esprit interarmes propre à l’Ecole des drones. « Je m’appuie sur des cavaliers, des sapeurs, des artilleurs ou encore des logisticiens. Ce vivier hétérogène amène une culture qui profite à l'ensemble dans le cadre de l’instruction », se félicite le lieutenant-colonel Jean-Louis Bourgeois, commandant l’Ecole des drones. Car l’objectif n’est pas tant de former les opérateurs de drone mais bien de former des instructeurs au meilleur niveau, qui eux-mêmes pourront entraîner les télépilotes de leurs régiments respectifs. « Nous sommes donc sur un modèle décentralisé », explique le lieutenant-colonel Bourgeois.
Des micro drones aux drones tactiques
L’Ecole des drones, c’est aussi et surtout les drones. L’unité possède en effet une panoplie d’engins répondant à tous types de besoins et permettant de commencer à observer la « dronisation » de l’armée de Terre. Du plus petit au plus grand : les micro drones, les mini drones, les petits drones et les drones tactiques. Le Black Hornet 3 ne pèse ainsi que 33 grammes. Il mesure 16 cm de long et peut voler 20 min maximum, tandis que le SMDR produit par Thales pèse 15 kg pour une envergure de quatre mètres environ et une autonomie portée à 2h30.
Par ailleurs, l’armée de Terre bénéficiera bientôt du système de drone tactique Patroller. « Il nous donnera la capacité de repérer l'ennemi dans la profondeur. Avec un tel outil, nous pourrons quasiment lire l'ordre de bataille de l'adversaire sur plusieurs dizaines de kilomètres », dévoile le chef de corps du 61e régiment d’artillerie.
Direction : Ministère des Armées / Publié le : 26 octobre 2023
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